Vision de l'astrologie védique

La vision des sages sur les planètes trans-saturniennes

Dans le Brihat Parashara Hora Shastra, l’ouvrage de référence en astrologie védique, écrit par Parashara, les planètes trans-saturniennes Uranus, Neptune et Pluton utilisées en astrologie occidentale ne sont pas mentionnées.
Parashara est toujours considéré en Inde comme un rishi, c’est-à-dire un ancien sage.

Bien qu’il soit difficile de dater avec précision la période où ce traité d’astrologie a été écrit, il existe un autre traité d’astronomie traditionnel indien, vieux de plus de 1 500 ans, le Surya Siddhanta, dans lequel des versets donnent les diamètres des planètes et les circonférences de leurs orbites planétaires.

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En utilisant ces informations, un docteur en mathématiques nommé Thompson a été capable de générer les diamètres des cinq planètes visibles à l’œil nu. C’est-à-dire Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. En comparant les valeurs générées par le Surya Siddhanta avec celles des valeurs modernes, il a constaté qu’elles concordaient très bien, bien plus que ce à quoi on pourrait s’attendre par le simple fait du hasard.

On peut alors se demander comment les anciens ont-ils pu calculer avec autant de précision le diamètre des planètes ? Serait-ce dû à la capacité de ces anciens sages à percevoir les réalités de l’Univers dans leurs méditations profondes ?

Quoi qu’il en soit, Thompson en a déduit qu’une telle précision impliquait que le Surya Siddhanta était basé sur des connaissances astronomiques avancées qui ont été oubliées par la suite.

Et en effet, ce n’est qu’au 18ème siècle, donc à une époque relativement récente, qu’il a été possible de déterminer avec précision le diamètre physique de la plus lointaine des planètes visibles à l’œil nu, Saturne.

D’après Shyamasundara, astrologue indien qui a étudié ces questions de près, il est possible de supposer de manière intuitive que si les anciens pouvaient mesurer avec une telle précision le diamètre des planètes visibles, ils devaient connaître Uranus, Neptune et Pluton. Mais, il n’y a aucune indication à ce sujet dans les textes astronomiques ou astrologiques. Le Dr Thompson a démontré également que si l’on essaie d’étendre les règles données dans le Surya Siddhanta pour les planètes Uranus, Neptune et Pluton, on passe complètement à côté de la plaque. Toujours d’après Shyamasundara, cela suggère que la raison pour laquelle les anciens textes astronomiques védiques se concentraient sur les planètes visibles était que les planètes visibles étaient importantes pour l’astrologie, alors que les planètes trans-saturniennes ne l’étaient pas.

“Les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées”

En fait, pendant de nombreux siècles, l’astronomie étaient surtout pratiquée dans l’intérêt de l’astrologie. Il serait donc logique que, si l’on ne considère que certaines planètes comme importantes pour l’interprétation astrologique, il ne soit pas nécessaire de calculer la position des planètes qui ne le sont pas.

Il existe un principe fondamental en science, qui considère que « les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées ». Autrement dit, « l’explication la plus simple est généralement la bonne » ou « pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? ».

Ainsi, pour comprendre le concept védique fondamental de Jyotish, il faut commencer par distinguer ce qu’en Inde on entend par « graha » et ce qu’on entend par « loka ».

Graha, est le terme sanskrit donné à chacune des 9 planètes utilisées en astrologie védique. Ces 9 planètes appelées navagrahas sont le Soleil et la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et les 2 nœuds lunaires Rahu et Ketu.

Le terme « graha » représente, par définition, tout ce qui a le pouvoir de saisir, d’empoigner ou d’influencer. Dans le contexte qui nous intéresse, graha représente donc les corps célestes qui ont le pouvoir de saisir et d’influencer le destin des hommes. C’est pour cela que pénétrer en conscience la nature d’un graha permet d’en révéler son pouvoir ou shakti et de faire d’un graha un support divinatoire par excellence.

Maintenant que je viens de préciser le terme graha, voyons ce que signifie le terme « loka ».

« Loka » est le terme qui désigne un lieu, un monde, un ciel ou plan de conscience. Par exemple, le Bhurloka est le monde terrestre. Dans le contexte astronomique et cosmogonique, loka désigne une planète en tant que lieu ou monde avec ses caractéristiques propres.

Cela dit, toujours d’après Shyamasundara, tous les grahas ne sont pas des lokas, et tous les lokas ne sont pas des grahas. Cela signifie que les catégories d’entités ou d’objets qui ont une signification divinatoire comprend les planètes, mais que toutes les planètes n’ont pas une signification divinatoire.

Donc, si on revient sur la phrase « les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées ».

On peut dire, et je cite Shyamasundara, que “la philosophie de l’astrologie védique possède une belle simplicité, une cohérence logique interne et une certaine grâce que l’introduction d’autres planètes détruirait… Il en découlerait donc un déséquilibre dans la base axiomatique de l’astrologie védique comme par exemple l’attribution des périodes planétaires, la maîtrise des signes, les aspects, etc. Et bien sûr, cette introduction entrainerait un risque accru de confusion dans l’interprétation d’un thème astral”.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient en savoir davantage sur les grahas, vous pouvez vous rendre au Labo d’études d’Astro Védique et vous procurer mon cours intitulé “Les 9 grahas“.

Quoi qu’il en soit, en astrologie védique, les nœuds lunaires Rahu et Ketu, bien qu’ayant un mode opératoire et une influence très spécifiques qui leur soient propres, intègrent un fonctionnement similaire aux planètes trans-saturniennes utilisées en astrologie occidentale. Si vous voulez avoir une idée de ce qu’ils partagent avec les planètes trans-saturniennes, rendez-vous ici pour Rahu et ici pour Ketu.

La vision des sages sur les planètes trans-saturniennes

Dans le Brihat Parashara Hora Shastra, l’ouvrage de référence en astrologie védique, écrit par Parashara, les planètes trans-saturniennes Uranus, Neptune et Pluton utilisées en astrologie occidentale ne sont pas mentionnées.
Parashara est toujours considéré en Inde comme un rishi, c’est-à-dire un ancien sage.

Bien qu’il soit difficile de dater avec précision la période où ce traité d’astrologie a été écrit, il existe un autre traité d’astronomie traditionnel indien, vieux de plus de 1 500 ans, le Surya Siddhanta, dans lequel des versets donnent les diamètres des planètes et les circonférences de leurs orbites planétaires.

En utilisant ces informations, un docteur en mathématiques nommé Thompson a été capable de générer les diamètres des cinq planètes visibles à l’œil nu. C’est-à-dire Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. En comparant les valeurs générées par le Surya Siddhanta avec celles des valeurs modernes, il a constaté qu’elles concordaient très bien, bien plus que ce à quoi on pourrait s’attendre par le simple fait du hasard.

On peut alors se demander comment les anciens ont-ils pu calculer avec autant de précision le diamètre des planètes ? Serait-ce dû à la capacité de ces anciens sages à percevoir les réalités de l’Univers dans leurs méditations profondes ?

Quoi qu’il en soit, Thompson en a déduit qu’une telle précision impliquait que le Surya Siddhanta était basé sur des connaissances astronomiques avancées qui ont été oubliées par la suite.

Et en effet, ce n’est qu’au 18ème siècle, donc à une époque relativement récente, qu’il a été possible de déterminer avec précision le diamètre physique de la plus lointaine des planètes visibles à l’œil nu, Saturne.

D’après Shyamasundara, astrologue indien qui a étudié ces questions de près, il est possible de supposer de manière intuitive que si les anciens pouvaient mesurer avec une telle précision le diamètre des planètes visibles, ils devaient connaître Uranus, Neptune et Pluton. Mais, il n’y a aucune indication à ce sujet dans les textes astronomiques ou astrologiques. Le Dr Thompson a démontré également que si l’on essaie d’étendre les règles données dans le Surya Siddhanta pour les planètes Uranus, Neptune et Pluton, on passe complètement à côté de la plaque. Toujours d’après Shyamasundara, cela suggère que la raison pour laquelle les anciens textes astronomiques védiques se concentraient sur les planètes visibles était que les planètes visibles étaient importantes pour l’astrologie, alors que les planètes trans-saturniennes ne l’étaient pas.

"Les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées"

En fait, pendant de nombreux siècles, l’astronomie étaient surtout pratiquée dans l’intérêt de l’astrologie. Il serait donc logique que, si l’on ne considère que certaines planètes comme importantes pour l’interprétation astrologique, il ne soit pas nécessaire de calculer la position des planètes qui ne le sont pas.

Il existe un principe fondamental en science, qui considère que « les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées ». Autrement dit, « l’explication la plus simple est généralement la bonne » ou « pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? ».

Ainsi, pour comprendre le concept védique fondamental de Jyotish, il faut commencer par distinguer ce qu’en Inde on entend par « graha » et ce qu’on entend par « loka ».

Graha, est le terme sanskrit donné à chacune des 9 planètes utilisées en astrologie védique. Ces 9 planètes appelées navagrahas sont le Soleil et la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et les 2 nœuds lunaires Rahu et Ketu.

Le terme « graha » représente, par définition, tout ce qui a le pouvoir de saisir, d’empoigner ou d’influencer. Dans le contexte qui nous intéresse, graha représente donc les corps célestes qui ont le pouvoir de saisir et d’influencer le destin des hommes. C’est pour cela que pénétrer en conscience la nature d’un graha permet d’en révéler son pouvoir ou shakti et de faire d’un graha un support divinatoire par excellence.

Maintenant que je viens de préciser le terme graha, voyons ce que signifie le terme « loka ».

« Loka » est le terme qui désigne un lieu, un monde, un ciel ou plan de conscience. Par exemple, le Bhurloka est le monde terrestre. Dans le contexte astronomique et cosmogonique, loka désigne une planète en tant que lieu ou monde avec ses caractéristiques propres.

Cela dit, toujours d’après Shyamasundara, tous les grahas ne sont pas des lokas, et tous les lokas ne sont pas des grahas. Cela signifie que les catégories d’entités ou d’objets qui ont une signification divinatoire comprend les planètes, mais que toutes les planètes n’ont pas une signification divinatoire.

Donc, si on revient sur la phrase « les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées ».

On peut dire, et je cite Shyamasundara, que “la philosophie de l’astrologie védique possède une belle simplicité, une cohérence logique interne et une certaine grâce que l’introduction d’autres planètes détruirait… Il en découlerait donc un déséquilibre dans la base axiomatique de l’astrologie védique comme par exemple l’attribution des périodes planétaires, la maîtrise des signes, les aspects, etc. Et bien sûr, cette introduction entrainerait un risque accru de confusion dans l’interprétation d’un thème astral”.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient en savoir davantage sur les grahas, vous pouvez vous rendre au Labo d’études d’Astro Védique et vous procurer mon cours intitulé “Les 9 grahas“.

Quoi qu’il en soit, en astrologie védique, les nœuds lunaires Rahu et Ketu, bien qu’ayant un mode opératoire et une influence très spécifiques qui leur soit propres, intègrent un fonctionnement similaire aux planètes trans-saturniennes utilisées en astrologie occidentale. Si vous voulez avoir une idée de ce qu’ils partagent avec les planètes trans-saturniennes, rendez-vous ici pour Rahu et ici pour Ketu.

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